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Index

     

La morphosyntaxe du pronom objet direct de la 3e personne du singulier: les formes du masculin singulier et du neutre

 
parler de
témoin
féminin
témoin
masculin
1
Arbaz
oɔ   
oɔ   
2
Bionaz
lo
3
Chalais
lo   
4
Chamoson
 -
5
Conthey
ɔotɔtɔtœ
ɔotɔt   
6
Évolène
l
ll
7
Fully
l
   
-
8
Hérémence
l
l
l
9
Isérables
ɔ l   
 -
10
La Chapelle-d’Abondance
l
l
11
Lens
ll
l
12
Les Marécottes
l
l   
13
Liddes
ll
ll
 
parler de
témoin
féminin
témoin
masculin
14
Lourtier
ɔoʊ
ʊjoj
ʊ u
ʊj
15
Miège
ll
lol
16
Montana
ll   
ll
17
Nendaz
ɔ   
ootə    
18
Orsières
l   
l
19
St-Jean
ɔll
l
20
Savièse
   
   
21
 
Sixt
llu   
l
neutre
ɪ* i*
22
Torgnon
l   
lol
23
Troistorrents
l
o l  
24
Val-d’Illiez
l
l
25
Vouvry
yl

Dans de nombreux énoncés de notre corpus (exemples signalés par 33202-10.png sur la carte et     dans la liste des transcriptions), le pronom régime n’est pas exprimé (cf. Marzys 1964: 55-58).

* À la différence des parlers valaisans et valdôtains, les deux parlers savoyards de notre corpus appartiennent à la grande zone méridionale du francoprovençal qui possède un pronom objet neutre spécifique, [i] ou [ɪ] (à Sixt; pour la Chapelle-d’Abondance, voir la carte 11100), par opposition aux formes du masculin (cf. Tuaillon 1983: 227-39, Kristol 2016: 360).

Veuillez cliquer sur

- un symbole de la carte

- une transcription du tableau des formes attestées (ou un chiffre des tableaux de fréquences)

- un énoncé de la liste

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andres.kristol@unine.ch.

Liste des énoncés

1.1 ArbazF:

dy tẽŋ ɲ ɑtsətˈɑœ d frɔmˈɑzɔ - ɔ kfŋksjɔnˈɑ mˈiːmɔ
Dans le temps personne achetait de fromage .. on le confectionnait (litt. nous le confectionnions) mêmes.
lɹe ŋmˈo o vˈiʁe mi ʃw
J’aurais aimé le voir plus souvent.
œθ tsɑpˈe - õ ɔ - bdˈ ɑ f d ɑ koˈɑtsə
Le chapeau .. on le .. on l’attache (litt. elles l’attachent) sous le chignon.
ɛ pɑrˈ astˈɑ pɔ ɔ bˈ - tʃyˈɛ ɛ katsˈ ə     fɑʒˈɑ mˈiːmo
Les parents achetaient pas le jambon .. ils tuaient les cochons et (le) faisaient mêmes.

1.2 ArbazM:

 tsˈŋ ɔ ɑ mwˈiə pw ɔnɑ pˈɔtɑ
Le chien l’a mordu à une fesse.
o vˈiːr y ɡrɪnˈi - o netˈiːː - o ʃˈɑː
Ils le tournent au [ɡrɪnˈi]* ils le fro.. ils le nettoient ils le .. ils le salent.
*[ɡrɪnˈi] cf. greni n.m. ‘chalet à la montagne où l’on soigne et conserve les fromages’ (FB).
n ɑʃɛ ʃˈetʃjˈe oː fˈẽŋ ʃy ɔ prˈo ɛ n     ʁˈntr ɑ ɡrˈnzə
On laisse sécher le foin sur le pré et on (le) rentre à la grange.

2.1 BionazF:

d ŋ kʊː ʏɲˈə ɑtsətˈɑ l fʁomˈɑtso - nɔ fəzˈ nɔː
Autrefois personne achetait le fromage .. nous le faisions nous.
lɔ ts l ɑː mʊʀdˈɪ lo a la kwˈɪːsə
Le chien il a mordu-le à la cuisse.

2.2 BionazM:

ː pʊrtˈɑː s lɑ tˈeːta s l ɪtsˈɛə s lʊː kutsˈ
(Le foin) on le portait sur la tête sur le dos sur la nuque.
bətˈɑːɑ dœdˈ lɑ fɔrjˈæ
On le mettait dans le linge à foin.
lˈɛːsə stsˈɪ dəɕˈɪ lʊ pʁʊː
On le laisse sécher sur le pré.

3.1 ChalaisF:

dəvˈan n ajˈʏ pɔk də lasˈeɪ mˈɛmɛ pɑ bzn d atsətˈɑ ˈɔrɔ n ʋɑ atsətˈa a la lɛtɛrˈik
Autrefois on avait un peu de lait même pas besoin d’acheter maintenant on va l’acheter à la laiterie.

3.2 ChalaisM:

du tɛŋ n atsetˈaŋ ʒjˈame də fromˈazə - nɔ nɔ     faʒˈɛŋ nɔ mˈɛmə
Dans le temps (litt. du temps) nous achetions jamais de fromage .. nous nous (le) faisions nous-mêmes.
metjˈeŋ awˈɪ ʃʊ lə mʊlˈt
Nous le mettions aussi (litt. avec) sur les mulets.
lo mˈɔχə dʊ dk
On le montre du doigt.
ː m- mɛtˈɛɪ jin i dra pwɔ ɑpʁˈe nɔ p- nɔ pɔrtˈaŋ ʃʊ l ʒ eʃjˈëblɛ u a tsaʁˈɛt taŋk a la ɡrˈŋzə
Nous le m.. mettions dedans aux draps puis après nous le p.. nous le portions sur les épaules ou ou avec le char jusqu’à la grange .
lɑʃjˈɛŋ œː ʃɛkˈa ʃʊ lɔ prɑ
On le laisse (litt. nous le laissons) sécher sur le pré.

4.1 ChamosonF:

ɪ fodʁ kʲə vɔ vəʲˈisɑ
Il faudrait que vous le voyiez.

4.2 ChamosonM:

-

5.1 ContheyF:

d ɔ kɔtˈ ktəʒˈ j a trɛ tsapˈe - d abˈɔ ɔ fɛʁbaˈa kj ɛ ɔ tsapˈɛ ɔ mi bjo pɔ ɛ dzɔ dɛ fit - ɔ bɲˈ kj ɛ ɔ tsapˈe pfa kjə mœtˈ œː œ dəmˈdzə œ  pwˈɛe k ˈɛɪr frˈstə m ɛ fˈɛnə ɔ mɛtˈ pɔ ə æəˈɑ a vˈeɲə y y ts - e pwˈæɛ a bɛʁˈɛta fʁsˈɛːzə - a bɛʁˈɛta poːk kj mtˈ po - pɔ - pɔ  dˈœjᵓ
Dans le costume contheysan il y a trois chapeaux .. d’abord le falbala qu’est le chapeau le plus beau pour les jours de fête .. le bonnet qu’est le chapeau plat qu’on mettait (litt. qu’elles mettaient) euh le dimanche et puis quand il était usé euh les femmes le mettaient pour euh aller à la vigne ou aux champs .. et puis la berrette française .. la berrette arrondie* qu’on mettait (litt. qu’elles mettaient) pour .. pour .. pour le deuil.
*[bɛʁˈɛta poːk] ‘berrette arrondie, sans bord’ (cf. Berthouzoz 1978: 153).
ɔ ts ot a mɔʁdy a kɥis
Le chien l’a mordu à la cuisse.
 frarˈø vˈe ʃaː - fjãsˈɛ d katsˈ paskʲœ ʃː bo pˈɑʁə - ɔa ɔt am- at amˈaɛ pa
Le frère voyait sa .. fiancée de cachette parce que son beau-père .. le .. l*’aim.. l*’aimait pas.
*Hésitation de l’informatrice sur le genre du pronom régime (le/la).
ɔ bjo fe  kaʁkˈ fʊdrˈe kʲœ ɔtœ - ɔː - v ɔ vɛˈeʃɔ
Mon beau-fils est quelqu’un. Il faudrait que vous le .. le.. vous le voyiez.

5.2 ContheyM:

 ʃwe kʲə d ɔ tː ɲ adzətˈaːə d frɔmˈɑːᵈᵊ - ɦ ɔ fɑːʒˈeː mˈɛjmɔ
C’est sûr que dans le temps personne achetait de fromage .. on le faisait même.
ɔ tsaɹʒəʃ ʃʏ dɛ muˈɛ də ku aʃəbˈ - pɔ     mənˈɑ ɑ ɡrˈaŋzə
Nous le chargions sur de mulets parfois également .. pour (le) mener à la grange.
oɦoː ɛ ʃwe cjː - ɛ tɛlm ɡrʊ ʒe ʃ ʃɪː θtʃʲˈɛ cjɛ  vˈæɪ di lwˈ
Oh il est sûr que .. il est tellement gros ce clocher que on le voit de loin.
ɔ ts ɔt a mw  po na ɲˈapa
Le chien l’a mordu dans une cuisse.
ot  ʒiflˈo - ɑ ɛ ɲˈapə totə ʁˈodə
On l’a (litt. nous l’avons) giflé .. il a les fesses* toutes rouges.
*[ɲˈapa, ɲˈapɛ] ‘fesse’: type lexical attesté uniquement dans le district de Conthey.
o mɔtrˈ dy dæ
Nous le montrons du doigt.

6.1 ÉvolèneF:

d ˈatrœ vˈaz ɲuŋ aᵗstˈavə lɔ frɔmˈaz fæʒˈ tɥᶢs mˈiːmɔ
Autrefois personne achetait le fromage nous le faisions tous nous-mêmes.
lʏ mj fraːr vjɛj la ʃˈɑwɑ droːl  katsˈøtːᵊ - pˈaskʏ l ʃjɔ paʁ l amˈav pa
Le mien frère voyait la sienne fiancée en cachette .. parce que le sien père l’aimait pas.

6.2 ÉvolèneM:

l tsardzˈŋ dɛʃ lɔ mulˈɛt
Nous le chargions sur le mulet.
lʏ tsiŋ l a mwɛt ɛn a kuːʃ
Le chien l’a mordu en la cuisse.
mɛtŋ en lỹnswˈɛs
Nous le mettions en draps.

7.1 FullyF:

t lʏ kœmˈi dɪ ʒ etɕˈœvə pɑːʃə nʊ vwɑ l adzətˈɑ l etɕˈœøvə -  dəʒˈæɛ dʃ - de ʒ eːtʃœvə   -  pãsə də - ʃi pɑ k  - də də b- də bjˈɔlə kre k faʒjɑvã li etɕˈœøʋə
Quand le commis des balais passe on va l’acheter le balais .. on disait comme ça .. de balais en en .. en je pense de .. je sais pas en quoi .. de de b.. de bouleau je crois qu’on faisait (litt. ils faisaient) les balais.
w w lə ʃjœtsˈ dœ fujˈæ      vaɛ dœ jʏ l œː - l œ bʁamˈ ho
Oui oui le clocher de Fully on (le) voit de loin il est .. il est très haut.
wɛ n  ʃ ʃfʊʁˈẽ - lə vẽtədu dy mˈæe d u - n fitˈ - pwœ n fitˈ kɔ tɔtˈi - nɔ jɛ  fi deʋɔʃəˈ la vˈœjə - ə f lə tɔ də l iˈaɛʒə pwɛ nɔ - n venˈɛʀ li ʁəlˈtʃə də ʃ ʃfʊʁˈ - ʃ fʊʁˈ ɪ v də fɹʃ l œ d oːtˈ
Oui nous avons saint Saphorin .. le vingt-deux du mois d’août .. nous le fêtons .. puis nous le fêtons encore toujours nous lui avons fait dévotion la veille .. nous faisons le tour de l’église puis nous .. nous vénérons les reliques de saint Saphorin .. saint Saphorin il vient de France il est d’Autun.
ʃ pˈapə tnˈœ pɑ d abwˈɔ nə ʁtnˈɛ pɑ vɛʁ
Si papa revient pas bientôt nous ne le reverrons pas (litt. nous le retournons pas voir).
lʏ fʁˈɒʁə ɐ mɛ ɪ vaːjˈæ la b- la ɡalˈaãnə dæ katsˈɔ - kɒ lʏ bjoː pˈiʁ - lãmˈɑʋˈ pᵓɑ
Le frère à moi il voyait la b.. la bonne amie en cachette .. car le beau-père .. l’aimait pas.
i lmɑʁɑjə bj vœʁ  -  mw mi ʃɔvˈɛ
J’aimerais bien le voir un .. un peu plus souvent.

7.2 FullyM:

-

8.1 HérémenceF:

d atro kʊ ɲŋ ɑtsətˈae dɛ frɔmˈɑz - fɑʒɪʃˈẽ mˈɪmɐ
Autrefois personne achetait de fromage.. nous le faisions mêmes.
ve dæ lw lɔ klœʃjˈɛ dɛ d ɛrᵋmˈs paskˈe j ɛ - ʃʊrt ɛnˈɑː mi ɛnˈa k lɛ tɪ dɪ ʑ ˈɑːtrə mɪʑˈ
On le voit de loin le clocher de d’Hérémence parce qu’il est .. il sort en haut plus haut que les toits des autres maisons.
lə tsˈe l a mwɛ  la kˈuːsə
Le chien l’a mordu en la cuisse.
lœ frɑr a mɛ vaʒˈ ɛr la drol ŋ katsˈt - paskˈə lœ l bjo pɑːʀ - pwɛ pɒ l kʎerˈiɛ
Le frère à moi allait voir la fiancée en cachette .. parce que le le beau-père .. pouvait pas le voir*.
*[kʎerˈiɛ] cf. kryĕ ‘voir’ (Lavallaz 1935: 347).
l bj fës a mɛ j ɛ kaːrkˈ - fdre k  vɛɪjiʃˈɑ
Le beau-fils à moi il est quelqu’un .. il faudrait que vous le voyiez.

8.2 HérémenceM:

lʏ tsa l ɑ mwɛ  lɐ kˈuːʃɛ
Le chat l’a mordu en la cuisse.
mˈɔhr dʊ dɛk
On le montre du doigt.
mtˈe u bɑːlˈ
On le mettait dans le drap*.
*[bɑːlˈ] ‘drap muni de cordes avec la «trueille» servant à transporter le foin et le blé (GPSR 2: 215 s.v. bln).
lə plˈɔprə vɛʒˈ k n  ʃʃ lɛ bɑkɔnˈyː ɬɔʊ dɛ veː - ˈɔra lɛ ʒ ˈɑːtrɔ ʃlœ œ ʒ œvɔlɛnˈɑː - h le ʃlɛ sajˈɑt - me fɔ pa dr ɑ l pɑskˈɛ lˈɑm pa t ʃ lɪː - x dɛ ʃ martˈɛ ʃlɛ mɔzˈ - xlɔ də mˈɑzɛ ʃlɛ maːzˈat - ɛ pə x dɛ vɛʁnəmjˈeɛʒɛ - ʃlɛ tsarβɔnˈɑː - ˈɔʁɑ χ de nks j a œ χ d naks j a na ʃɔrnˈəta wɪ me m mɛ eː ɪ - mɛ ʃˈɲɔ pa fr ˈɔra
Les propres voisins que nous avons sont sont les [bɑkɔnˈyː] («mangeurs de lard») ceux de Vex .. maintenant les autres sont les Évolènards ceux-là sont les [sajˈɑt] («geais») mais il faut pas le dire à eux parce que ils aiment pas beaucoup ça là. .. ceux de Saint Martin sont les [mɔzˈ] («génisses») .. ceux de Mase sont les «Masats» .. et puis ceux de Vernamiège sont les [tsarβɔnˈɑː] («charbonniers») .. maintenant ceux de Nax il y a euh ceux de Nax il y a un sobriquet oui mais mais mais euh i .. je me souviens pas droit maintenant.

9.1 IsérablesF:

õ mˈɔtr ɔ ɔ dˈɛç
On le montre avec le doigt.
o brɪ õm py     pɔʴʈˈaː sːə - so o dzˈɛːʳl
Le berceau on peut (le*) porter sur la .. sur la hotte.
*«On omet le pronom régime le plus souvent dans les patois qui expriment rarement le pronom sujet» (Marzys 1964: 57-58).
i mjo frˈaɹə ʋæj saː - s sːa bɔn amˈij - ɛŋ katsˈt pastjˈë ə i bov iː bjo pɑr l ɑmˈɑvə pa
Le mien frère voyait sa .. sa bonne amie .. en cachette parce que le beau le beau-père l’aimait pas.
ɪ mijo bj fʏθ-sː - l ɛ kakˈ fʊdrˈɪ kj ɔ ʋɔ ʋæjœsˈa
Le mien beau-fils .. c’est quelqu’un. Il faudrait que le vous voyiez.

9.2 IsérablesM:

-

10.1 La Chapelle-d’AbondanceF:

ð orɛ amˈo l vɛʁ pø sovˈ
J’aurais aimé le voir plus souvent.
mu bjɔ mɲa j ɛ kɑːkˈõ fodʁˈø vɛː
Mon beau-fils c’est quelqu’un il faudrait le voir.

10.2 La Chapelle-d’AbondanceM:

fɑɕj fˈɑːʁɛ fˈeːʁə wɛ - b ʁsəməlˈɑ - φɑʃj se - j ɑʶsəməlˈɑʋ  b fɑɕjˈɑ dɛː dɛ bˈot nˈæəʋø
Ils le faisaient faire faire oui (sous-entendu les chaussures) .. ou bien ressemeler .. ils faisaient ça .. il (sc. le cordonnier) ressemelait* ou bien faisait des des chaussures neuves.
*[ɑʶsəməlˈɑʋ] cf. arsmèlâ ‘ressemeler’ (Viret 2013: 1857).
 l ɑθtˈɑːʋø pɑ j l t  l vdˈɛ
On l’achetait pas dans le temps on le vendait.
lə θɑʁptjˈe bɛ i kʁˈɛzə pɑ l bijˈõ e i lə i lə i pˈɛʁθɛ
(Pour faire la «chèvre») le charpentier ben il creuse pas le billon eh il euh il le il le perce.
sɔ pɑ - pɔ pa tɛ dwe - sʃ pɑ
Ben je le sais pas.. je peux pas te dire (rire) .. des couleuvres il y en a pas point (rire) .. non il y en a point .. eh bien je ne sais pas.

11.1 LensF:

lə tseŋ œ l a mwɛːr pə na pˈɔta
Le chien euh l’a mordu par une cuisse.
urɔ lmˈa l viːʁ  ɛ pu mi ʃɔˈ
J’aurais aimé le voir un peu plus souvent.
i fudrˈiːt vˈiːʁə
Il faudrait le voir.
l ʏŋ fwatˈa- j a l pˈɔtə ʁˈɔzə
Nous l’avons fouetté .. il a les fesses rouges.

11.2 LensM:

lɔ tseŋ l a ɡarfˈa eœɛ i fˈɛsə
Le chien l’a mordu euh aux fesses.
*[garfˈa] ‘mordu’ cf. GPSR 8: 457 s.v. gòrf.
rɛzɛrbˈŋ - nɔ ʃalˈŋ - ɛ nɔ - nɔ frɔtˈŋ - pɔ ʃalˈa nɔ frɔtˈŋ ɛ pɔrtˈŋ aprˈe u selˈi.
Nous le recerclons* .. nous le salons .. et nous le frottons .. pour le saler nous le frottons et le portons près au cellier.
*[rɛsɛrbˈa] ‘recercler’, cf. lo zr ‘le cercle’, zrbá ‘mettre la pâte (à fromage) dans le cercle’ (Gyr 1994: 629).
dŋ lɔ teŋ j a ɲuŋ j ɐtstˈaŋ lɔ frɔmˈaẓᵓ - faʒˈœn nɔ mˈimɔ - ma ej ajˈi tozˈɔ de pˈuːrɔ œ pwɛ i ʀekrɛaʃjˈ kan irˈaŋ ɡamˈŋ laŋmˈam ben tsãŋʒiˈɛ - nˈuhrɔ frɔmˈaːzɔ awˈe lɔ fromˈazɔ de ɦlu ke l atstˈa
Autrefois il y a personne qu’achetaient le fromage .. nous le faisions nous-mêmes .. mais il y avait toujours des pauvres et puis aux récréations quand nous étions gamins .. nous aimions bien échanger .. notre fromage avec le fromage de ceux que l’achetaient.

12.1 Les MarécottesF:

d ˈɔtʀø kʊ mɲ l atsətˈɑve d fʁʊˈɪ -  faʒˈɛ a mʒˈ
Autrefois personne il achetait de fromage .. on le faisait à la maison.
m bˈyo fɪ l œ kɑːcʲˈɔ - fodʁˈʏ k vʊ vɛɪjˈœʃa
Mon beau-frère c’est quelqu’un .. il faudrait que vous le voyiez.
m fʁˈɑʁʏ vˈɛɪjɪɛː ʃa fjŋsˈe  katsˈtːə - paskˈ ʃm - fytˈyʁ bjo pˈɑʁᵊ l ɑŋmˈɑːvə pɑ
Mon frère voyait sa fiancée en cachette .. parce que son .. futur beau-père l’aimait pas.

12.2 Les MarécottesM:

lø ts l     a mwˈɛʁʃy a la kˈuːʃə
Le chien il a* mordu à la cuisse.
*«On omet le pronom régime le plus souvent dans les patois qui expriment rarement le pronom sujet» (Marzys 1964: 57-58).
mˈœt d le ʃˈɑːʁdzə - apʁˈe ʃ vɛnˈy lø ta de kˈɔːʁdɛ
On le mettait dans les draps* .. après sont venu les tas de cordes.
*[ʃˈɑːʁdzə] ‘drap grossier fait d’étoffe de sac d’emballage pour porter du foin, du menu bois, etc.’ (cf. FB 1960: 127 s.v. chardzi).
n l ʋˈiːʀ ɔn fʁɔt e  lə ɔn l ʃˈɑːl
On le retourne on le frotte et on le sale.

13.1 LiddesF:

dẽ n t ɲŋ l astˈɔʋ l frmˈɒdz - mwɛ ən fazˈɛ mˈimʊ
Dans le temps personne il achetait le fromage .. oui on le faisait mêmes.
m fɹˈeɹə ʋjˈɛ sa bon amˈi  kaˢtsˈœta - paskʲʏ sylɥˈɪ kj  - si cʲə l alɔɥ itə lö bjo pˈirə - l ãmːˈɔʋə pɔ
Mon frère voyait sa bonne-amie en cachette .. parce que celui qu’euh .. celui qu’il allait être le beau-père .. l’aimait pas.
aɹe ãmːˈo k  ʋəjˈesə  mwˈɛ pjɪ sʋˈ
J’aurais aimé qu’on le voie un peu plus souvent.
mɔm bjɔː fʏ l ə kˈɔːko - fʊdɹˈɛɪ k  l ʋijiɦˈi
Mon beau-fils {il/c’} est quelqu’un .. il faudrait que vous le voyiez.

13.2 LiddesM:

d lə tɛ ɲ lɑstˈɑvə lɔ frəmˈɑzɔ - ɑœ fɑz mˈimwɔ
Dans le temps personne achetait le fromage .. euh nous le faisions mêmes.
lø θtʃˈɛ də ldː  l ʋˈɪ dɪ jɥ
Le clocher de Liddes on le voit de loin.
lə tsẽ l a mwɛ ɛna kˈuɕsᵊ
Le chien l’a mordu en la cuisse.
lə tsɑtˈ  sˈɑjə l f -  lˈɑsə setʃjˈ ɕy lɔ pro -  pwˈɛɪ  men ɑ lɑ ɡrdz ɐprˈɪ -  fi li fi  mɛn ɑ lɑ ɡrˈŋdzə
L’été on coupe le foin .. on le laisse sécher sur le pré .. et puis on le mène à la grange après .. on fait les foins on le mène à la grange.

14.1 LourtierF:

d œ t ɲ azətˈɑœ  fɹømˈɑdz - m ʊ fæʒˈeə mˈɛmʷə
Dans le temps personne achetait le fromage .. on le faisait même.
 ts ʊj a mwː ã k- ãŋ kuʃ
Le chien l’a1 mordu en c.. en2 cuisse.
1[ʊj] cf. y pronom personnel régime 3e sg. masculin et neutre (Bjerrome 1957: 68).
2Pour l’emploi de la préposition [, , ], etc. à la place de à + article défini, voir la carte 21020.
mj fɹˈɑjeø vjˈɛː - æ kpˈɛn ã kætsˈøtɐ - poɹ ʃɛŋ k œː bjo pɪːʶ - oj mˈe pɒ
Mien frère voyait .. la copine en cachette .. parce que (litt. pour ce que) le .. beau-père .. l’*aimait pas.
*[oj] cf. y pronom personnel régime 3e sg. masculin et neutre (Bjerrome 1957: 68).
ə mj bjɔː f ɛ kaːkəˈ - fʊdɹˈɛ k ʊ vu - kə vʊ ɔː - o ʋëjˈiʃ
Le mien beau-fils est quelqu’un .. il faudrait que le vous .. que vous le .. le voyiez.

14.2 LourtierM:

ːn ʊː tsˈaɹᵈzˈː ɕy ʒ ëpˈoʋ
On le chargeait sur les épaules.
 tsˈɛ ʊj a m- ɐ - ʊj a mwː ᵑ kˈuʃɐ
Le chien l’a1 a mo.. a .. l’a mordu à la (litt. en) cuisse.
*[ʊj] cf. y pronom personnel régime 3e sg. masculin et neutre (Bjerrome 1957: 68).
n u mtˈije ð d ɕˈɑːɹdz
On le mettait dans de draps.

15.1 MiègeF:

lɪ tseẽ l a mwɛr ʊ drːˈi
Le chien l’a mordu au derrière.
lɪ frˈare kˈɔntə - kˈɔnt vˈr la bɔnamˈi ŋ katsˈɛdə βˈaske lɪ b pˈɑrʏ pu pa l vˈerːɛ
Le frère doit .. doit* voir la bonne amie en cachette parce que le beau-père peut pas le voir.
*L’emploi de kontá ‘compter’ dans le sens de ‘devoir, falloir’ est caractéristique pour les parlers du district de Sierre (cf. GPSR 4: 227).
lʏ bɔ fʏs j œ kaːkˈ - lɑmɛrˈæjʊ k tʊ vjˈiʃɛ
Le beau-fils il est quelqu’un .. j’aimerais que tu le voies.

15.2 MiègeM:

l ɛ - dʒïŋɡˈa - ɛ ɐʋˈe lɛ z- zur- lu ku rˈɔzɔ
Nous l’avons .. fouetté1 .. il avait les f.. fess..2 le cul rouge.
1[dʒïŋɡˈa] cf. dzing 5° ‘corriger, rosser, fouetter’ (GPSR 5: 1111b).
2cf. [zˈowtɛ] ‘fesses’ à St-Jean.
pnːˈ lɔ t  -   fe ã-  - faʒˈ {ˡ} frɔmˈɑːzɔ
Pendant le temps on .. on on fait an.. on le .. nous faisions le fromage.
lɛ pɑʒˈ - j ŋ fe kə ʃŋ - lə ɛ - na brˈʏkɛ dɛ fɛŋ a lə -   ə - lə mɛnˈɑʋ ɐ aʋ ɑ- o- lœ - ɔnɐ løzˈœt a lɑ miˈ
Les paysans .. ils ont fait que ça .. le euh .. une petite quantité* de foin à la .. euh .. ils le le menaient euh avec a.. o.. le .. une petite luge à la maison.
*[brˈʏkɛ] cf. brka n.f. ‘éclat, fragment, morceau; petite quantité’ (GPSR 2: 257s.).
n lo pɔrtitˈɑŋ ɑ lɑː - ɑ ɡrˈanz ɑwˈe dɛ ə lẽsɥˈɛts
Nous le portions à la .. à la grange avec de euh draps.

16.1 MontanaF:

lʏ tsŋ l ɑ mwɛːr ɑ la kɥˈisə
Le chien l’a mordu à la cuisse.
l mˈuːhrɔn d di
On le montre (litt. Ils le montrent) du doigt.
kˈntɛ lɑ fˈiːvra - ɛ bẽŋ m m -  mɔʎ unaː  lˈŋzɔ œ ɑwˈe d d ew ɛ dɛ vʏnˈeɡrɔ       mœt i pjɑ
Contre la fièvre .. eh bien on on .. on mouille une un linge euh avec d’ d’eau et de vinaigre et on (le) met aux pieds.
m - lœ ʒˈdrə j e kˈaːrkˈ - fudrˈi kə vɪʃˈa
Mon .. mon gendre c’est quelqu’un .. il faudrait que vous le voyiez.

16.2 MontanaM:

l tsarʒjˈʋə dɛʃˈuᶢ lɔ bɑs dʊ mʊlˈɛt
On le chargeait sur le bât du mulet.
l  fwɑtˈa -  a l pˈɔtɛ ʁˈɔzɛ
On l’a (litt. ils l’ont) fouetté .. il a les fesses rouges.
fˈeːɦn la ɕekˈɔnda dəmˈez dœ mˈɑɪ
On le fête (litt. ils le fêtent) le deuxième dimanche de mai.

17.1 NendazF:

ː n avˈe ɔ θœtʃˈ dœ pa mal e jə- lə- dœ də jʊˈ - e - pɑ taŋ vɒ ma n     avˈe kaã mˈmɐ
On on voit le clocher de pas mal euh yeu- leu- de de loin .. il est .. pas tant haut mais on (le) voit quand-même.
mɔm bjo fɥɪɕ  kˈɑk fdrˈe k ʋ ɔ wɛəʃˈɑ
Mon gendre est quelqu’un il faudrait que vous le voyiez.

17.2 NendazM:

otə mˈotrʊⁿ dy dɛ
On le montre (litt. Ils le montrent) du doigt.
ŋː     mœtˈe dr nə ʃˈɑːrᵈzə
On (le) mettait dans une toile à foin.
lɑ pə tɔt e famˈœləː e fɑʒ  muɲˈa - pwɛt əː ʃ ɪ pɑ ʃnt- kˈumʊ o pɑʃˈa  - a traˈe dʊ ʋeˈaːz  ʋwɛtˈʏːrə - pweɪ pa ʃntˈy  - o ʃn di buɲˈœ - atrəmˈ ʃʏrəmˈã k o ɑrˈɑ ʃntˈʏ ʊ ʃn dɪ buɲˈæ
Là dans toutes les familles euh on fait (litt. ils font) les beignets .. et puis euh si vous avez pas sent.. comme vous passez en .. à travers du village en voiture .. vous pouvez pas sentir .. l’odeur des beignets .. sinon sûrement que vous l’auriez senti l’odeur des beignets*.
*«On fait les beignets (merveilles) chaque année à l’Assomption» (Praz 1995 : 87 s.v. bûgnë, bougnë).

18.1 OrsièresF:

ɑ wɛ adˈ s n  dɛ zˈtə θts - ə pwə l ftʃˈy l ə sᶷpˈɛʁb ʊ jɑ ʎɑ
Ah oui alors ça nous avons de belles cloches .. et puis le clocher il est superbe on le voit loin.
    vˈæɪ di jʊˈ jɥɛ
On (le) voit de loin loin.
mˈtʁ dy dɑ
On le montre (litt. ils le montrent) du doigt.
m bjo fø l ɛ kɑkˈ fʊdʁˈe k ʋʊə l vjɪsˈ
Mon beau-fils c’est quelqu’un. Il faudrait que vous le voyiez.

18.2 OrsièresM:

n jˈɑdzə tʃ- œː - slə k ˈav mˈkə d  bw - kʁzˈɑːv - awˈi la ʃˈœøla
Autrefois c.. euh .. ceux qu’avaient besoin d’un [bw]* .. le creusaient avec l’herminette.
*[bw] cf. bè n.m 1. ‘bassin de fontaine en bois, creusé dans un tronc, abreuvoir’ (GPSR 2: 601); 2. par ext. ‘fontaine’ (FQ 1989: 39; FB 1960: 96).
lə tsẽ l a mwɛ a la kus
Le chien le l’a mordu à la cuisse.
n l mtˈæ - n mœtɛŋ dˡ lɪ pŋzˈe
Nous le mettons .. nous les mettions dans les draps.

19.1 St-JeanF:

m parˈɛn n atstˈ pa də ə - dɛ d pwɛr n aɛv- ŋɡrɐʃˈẽŋ ɛ l nɔ b- buʃˈɛŋ mˈɛm n- nuθəɹ nˈuθrɔ pwɛr
Mes parents nous achetions pas de euh .. de de porc nous av.. nous engraissions et le nous b.. bouchoyions mêmes n.. notre notre porc.
na brɔʃ -  -  -  mɛ lɔ f- ə ʃu lɔ fulˈar pɔ ferɛ tɛnˈ
Une broche .. on .. on .. met le f.. sur le foulard pour le faire tenir.
lː ɛ  kʟɔsˈɪ tɕ  l vi dɛ lwŋ
C’est un clocher qu’on le voit de loin.
ɔ mˈɔɦrn dø dɛk
On le montre (litt. ils le montrent) du doigt.
no l ẽŋ fwɑtˈa plutˈo ɛl a lɛ zˈowtɛ tˈɔtɛ rˈɔzɛ
Nous l’avons fouetté plutôt* il a les fesses toutes rouges.
*Signale une auto-correction.
pɔ vr l vɪsˈɔʁn knt alˈa ʃuɡ dɑmˈ lə vʏlˈazɔ -  d le  vi m pʟ
Pour voir le Weisshorn, il faut (litt. il compte*) aller en haut en amont le village .. et de là on le voit en plein.
*L’emploi de kontá ‘compter’ dans le sens de ‘devoir, falloir’ est caractéristique pour les parlers du district de Sierre (cf. GPSR 4: 227).
ɑː mm bɔ fɪs l ɪ kjakˈŋ vɔ vʊdrˈɪe - ɪ ʋudrˈi kj vɔ l kɔɲiʃˈa
Ah, mon beau-fils c’est quelqu’un vous voudriez .. je voudrais que vous le connaissiez.
j ɛ amˈɑ vˈɛrɛ tsɛ mi ʃɔvˈn
J’ai aimé le voir un peu plus souvent.

19.2 St-JeanM:

ʏ mˈɔɦr d dɛk
On le montre (litt. ils le montrent) du doigt.
vˈiːra  frˈɔta  ʃˈɑːlœ
On le tourne, on le frotte, on le sale.

20.1 SavièseF:

ɑrʏ ʃe dʊ w ɕjn te l aˈiːɔ ɔtrə ko mɑ i     mˈt kə pɔ mɑʃ fˈɔlkɔrˈik mɛnˈ - nɔ i     mˈɛt plə ɑtrɑmˈ
Alors celui (le costume) de l’ancien temps il avait le [trəkˈo]* mais ils (le) mettent que pour le machin folklorique maintenant .. non ils (le) mettent plus autrement.
*[trəkˈo] n.m. ‘tricot, jaquette traditionnelle des hommes’ (renseignement écrit de notre correspondante saviésanne).

20.2 SavièseM:

nɔ mɑ ʏnˈɑ la õ     vʷʏ pɑ - ma k ɪ bˈiːʒ d a ɛ- l ɑ w vˈœːɹsɛ - nɔ ɛ- nɔ ɑwˈɪʒ ʃɔnˈa
Non mais en haut ici {on voit / on entend} pas .. mais quand la bise* de la e.. elle est à l’inverse (souffle dans l’autre sens) .. nous e.. nous entendons sonner.
*[bˈiːʒ] n.f. ‘bise, terme générique pour vent’ (GPSR 2, 405s.).

21.1 SixtF:

ɛ ɪ mecʲˈ lʊ z ɔ a mwˈɛlːa ð l potofø - meœ ð la spɒ ɔdinˈɛʁə - ɛ ɛ dy fɛt k n avˈɛ lə salˈe pɑskˈəœ lʊ k- lœ kaɪˈe n ɪ fahˈɛ fme ð la θmœnˈɑ - e nˈytʁʊ paʁˈ ɪ mecʲˈ tɔ l tˈɑ ʊ  mɔsˈe d bakˈoõ - e pə - e pwɪ dy k- œ m - ɑ  mɔsˈe d kaʎˈe - ð la spɑ
Et ils mettaient les os à moëlle dans le pot-au-feu .. mais dans la soupe ordinaire .. et et du fait qu’on avait le salé parce que le c.. le cochon on faisait fumer ça (litt. on y* faisait fumer) dans la cheminée .. et nos parents mettaient tout le temps ou un morceau de lard .. et pour .. et ensuite du c.. euh .. ah un morceau de cochon .. dans la soupe.
*L’emploi du «y neutre» est caractéristique des parlers savoyards : voir la note à ce sujet sous le tableau des formes.
ɑ b l klœθˈɪ  -  ʒɛnaʁˈɑl œː - θɑ klœθˈɪ  lu vɛ luˈ pask ɪ s tðˈœr pwɪj ɔ k lu z ˈɑtrɛ ɦɛ-k le z ˈatrə mɛˈɔ
Ah ben le clocher on .. en général euh.. chaque clocher on le voit loin parce que ils sont toujours plus hauts que les autres (rire) .. que les autres maisons (rire).
v sɐvˈɪ k lə fəmˈe fɔ l ɐlˈe etalˈe sy lœː ðã lʊ praː
Vous savez que le fumier il faut l’aller étaler sur le dans les prés.
ʁpɑsˈɑv pa - j etˈɛ d la swˈɪ ə     rpɑsˈɑv pa
Elles le repassaient pas .. c’était de la soie elles repassaient pas.
d ɛrˈɪ amˈɑː k ɪ vɛh  bɔkˈ p sɔvˈ
J’aurais aimé qu’on le voie (litt. ils le voient) un peu plus souvent.
m ʒdr ij e kɑθˈ ɪ fɔdrˈʏ k ɔ vɪʲⁱhˈe
Mon gendre c’est quelqu’un il faudrait que vous le voyiez.

21.2 SixtM:

mɛ d ɕɪ nɔ  l væ pa l ɬœɕˈɪː
Mais depuis chez nous on le voit pas le clocher.
o m  vɐ ɐlɛː ə - m ɐlõðˈi nə ʋˈɑʁbœ kn d ɛ l ɐ fuʁnˈi də mðɪ
Oh je m’en vais aller euh .. m’allonger un moment quand je l’ai fini de manger.
ʊ ɪ l ɑ mtrˈɑː - ɪ l mtrɑˈv dy dæː
Ouh il l’a montré .. on le montrait (litt. ils le montraient) du doigt.
ʋæ - ʋæ n i fɐɦˈæ - j ɐpˈal- j ɐplˈɑv se  - nɔ n ɑpəlɑv s l afɔjˈæ - pe faʁ l afɔjˈæ
Oui .. oui on faisait ça (litt. on y faisait) .. on appel.. on appelait (litt. ils appelaient) ça un .. nous on appelait ça l’affouage* .. pour faire l’affouage.
*[afɔjˈæ] cf. affouage, afwèyâzho, afolyazho, afoyazho, etc. nm. ‘droit de couper du bois de chauffage dans les forêts appartenant à la commune’ (Viret 2013: 94).

22.1 TorgnonF:

m pˈapa ma mˈamː - j atsɛtˈiv pu lɔ dzmbˈ ɪ fizˈiv dɛ ʎœɪ mˈeːmɔ
Mon papa ma maman .. ils achetaient pas le jambon ils le faisaient d’eux-mêmes.
lɔ patʀˈ dɛ tɔʀɲˈ kŋ ɪ     fŋ ː dˈkwe dʀˈ fˈaɛ lɔ ˈzɛː nɔvˈmbʀœ pɛʀkʲˈ j e s maʀtˈẽŋ
Le patron de Torgnon quand on (le) fête (litt. quand ils font) euh donc ils devront* le faire le onze novembre parce que c’est Saint Martin.
*emploi du futur en fonction modale
lø tʃ l a moʀdˈy a la kwˈesə
Le chien l’a mordu à la cuisse.

22.2 TorgnonM:

pə fɑː lo bwəl e fo ɛːm - ɪ fɔ tsɑpɔtˈɑː ɪ fɔ tsɑpɔtˈɑ lɔ bøːk - lɔ mɛʒˈɪʏ tsapˈotə lɔ bˈøːkʲə pœ pɛː pə fɑː lo wˈɛʎʏ - bø
Pour faire le [bwəl]1 il faut euh .. il faut le travailler2 il faut travailler le bois .. le menuiser creuse le bois pour pour pour faire le [bwəl] .. [bwəl].
1[bwəl] cf. bè n.m 1. ‘bassin de fontaine en bois, creusé dans un tronc, abreuvoir’ (GPSR 2: 601); 2. par ext. ‘fontaine’ (FQ 1989: 39; FB 1960: 96).
2[tsapɔtˈaː] ‘travailler le bois avec la hâche’ (FEW 2: 282b).
lɔ ʃʏ dɛ d de ʒwɪʎˈɛ ˈɛɑ l m pɔʁtˈe ɪ ʊ vœn də mˈɑɪ k ɪ sɑʁˈɪə lɔ lɔ pɑtʁˈŋᵊ ɕẽ maʁtˈẽ - aː - lɔ ɛ lɑ fˈeta tɕˈʏkɑ p mpɔʁtˈnta pec j a pə dzɑ kɔ lɛ təʁˈɪːstɪ e j ɑ pe dɑː - lɔ - l ɑ pə dzɑː lɑ - lɔ bɑl ɪ ɔrɡanˈez pwe sˈœmpʁə dː d fˈeːte
Le six de de de juillet maintenant nous l’avons déplacé (litt. porté) aux au vingt de mai que ce serait le le patron saint Martin .. hein .. alors c’est la fête un peu plus importante parce que il y a puis déjà aussi les touristes et il y a puis déjà .. le .. là il y a puis déjà la .. le bal ils organisent puis toujours des des fêtes.
tse nɔ laː la ɡʁˈŋdzə j e - dødˈe lɔ te j ɛ mɑ ɪtɪlɪzˈːjə - pɛ ʁntʁˈɑ lɔ ɡʁŋ ɛ lo bˈɑːtʁəe - ɛ sətsˈe -  - ɔ ʎœ kʲə lɔ paʎˈe j ˈɪvə mˈɑkœ - pɛ ntrˈɑ lɔ fwˈ - lɒ lɔ f
Chez nous la la grange elle est .. dans le temps elle est seulement utilisée .. pour rentrer le grain et le battre .. et sécher .. hein .. au lieu que le fenil il était seulement .. pour rentrer le foin le le foin.

23.1 TroistorrentsF:

ɑʁˈi ɑmˈo də vɛ pø svˈ
J’aurais aimé de le voir plus souvent.
m ʒdʁə l ɛ nə s ʏ - kakˈ  vodʁˈi b kə vø l kɲˈɛsɑ
Mon gendre il est une s.. u.. quelqu’un je voudrais bien que vous le connaissiez.

23.2 TroistorrentsM:

ə mʊ pɑʁ l ɑtsətˈavã ʒamˈe d ʒãbˈ vændˈɑvã
Euh mes parents ils achetaient jamais le jambon, ils le vendaient.
    mˈːtʀe døʏ dɑ
On (le) montre du doigt.
ãtˈã ɔʁo sːʏ ɐ lɑ ɡˈaːʁɑ - ɑʀˈiːʋə o kamjˈõ k tdˈɑːʋe - lə djɪz nˈøʏ - də mæː - pasˈaʋə de bwe ɪ de əː ʋəz ət əː zə - ʋlˈɑ ʋ ntsɐkˈoː ə - bɑ mə di ʋɑː ɐtˈd l z ʋʁˈɑ d lɑ komwˈnə pɐskə ʋˈəɲo liʋʁˈaː ə - n ʒˈɛ k m  kmdˈoʊ po l simcjˈeo po kʁˈoza ø simtjˈɛɔ - ɪ dø vwɑ - wˈɪi - djez nøː - ɑː e dʏ o sˈɐde ʋ djez ne ʋo ʋˈɑde y ɲ - pɔ cɕe - e fˈeːta
L’an passé j’étais en haut à la gare .. arrive un camion qu’attendait .. le dix-neuf .. de mars .. je passais à côté j’ai dit euh .. vous êt..es euh .. voulez-vous quelqu’un (litt. je ne sais qui)? ben il me dit oui j’attends les ouvriers de la commune parce que je viens livrer .. euh .. un engin qu’ils m’ont commandé pour le cimetière pour creuser au cimetière .. j’ai dit aujourd’hui? .. oui .. le dix-neuf .. ah.. j’ai dit le savez-vous le dix-neuf vous voyez personne .. pourquoi? .. c’est fête.
naː nɔ l amasˈaʋɑ ɑw la kˈɑʁdɐ - pw apʀˈe la ʀˈestsa - s k sˈøʏbʁe - lə dˈepøðˈ - ᵊ s bətˈaʋe d la sˈæʁdzə
Non nous l’amassions avec la corde .. et puis après le reste .. ce que reste .. le reste* .. se mettait dans le drap.
*[dˈepøðˈ] cf. dépəlyn ‘débris que l’on enlève d’un char, d’une charge de foin en les «peignant»’ (GPSR 5/1: 357a).

24.1 Val-d’IlliezF:

m bjo f l i kɑkˈ - fo l vˈɛaʁɑ
Mon beau-fils c’est quelqu’un .. il faut le voir.

24.2 Val-d’IlliezM:

dj l t ɲn ə - ɲ tstˈa l fʁmˈadz  l fɑsˈɑ mˈɛmɔ
Dans le temps personne euh .. personne achetait le fromage on le faisait même.

25.1 VouvryM1:

d l tɛ ɲ œtstˈɑʋ lœ lə - lə fʁɥi -  fɑzˈɛ se mˈɛmə
Dans le temps personne achetait le le .. le fromage .. on le faisait soi-même.
lə s y a mɔʁdˈy ɐ la kˈuksə
Le chien l’a mordu à la cuisse.
l mˈtʁe dø dˈæɛ
On le montre du doigt.

25.2 VouvryM2:

mˈtʁe dø dɛ
On le montre du doigt.