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Informations générales sur l’Atlas

  1. Objectifs. L’Atlas linguistique audiovisuel des dialectes francoprovençaux du Valais romand (ALAVAL) s’est fixé comme but de sauvegarder sous forme cartographique et informatisée un corpus représentatif de documents audiovisuels comparables dans une des dernières régions de Suisse romande où les dialectes traditionnels se portent encore relativement bien: dans la plupart des communes montagnardes du Valais romand, les dialectes sont encore parlés, du moins par les personnes âgées.
    L’intérêt de notre démarche n’est pas purement documentaire: nous cherchions également à rendre accessible à la recherche la richesse des informations linguistiques qui se dégagent d’un corpus de données orales provenant d’une langue latine qui, tout au long des siècles, s’est développée en toute liberté, sans jamais avoir été mise dans le carcan d’une norme scolaire ou académique. Si la publication de nos résultats a pris apparemment un retard considérable, c'est non seulement dû à l’ampleur de la tâche (réalisation des transcriptions et des analyses  linguistiques), mais aussi à nos autres obligations universitaires.
  2. Conception. L’ALAVAL présente les locuteurs dialectophones dans le cadre d’un document global, qui associe la langue et le geste, le comportement verbal et non-verbal. Tous les enregistrements se sont déroulés dans une situation communicative de type dialogué. Notre documentation illustre donc de nombreux phénomènes de l’oralité spontanée, et une attention toute particulière a été accordée au travail d’encodage que fournissent nos informateurs (phénomènes d’hésitation, de reformulation; ponctuants, etc.). Le matériau linguistique apparaît en contexte, sous forme de phrases complètes. Il intègre de nombreuses questions morphologiques et lexicales, et surtout, il permet d’étudier certains phénomènes courants de la syntaxe francoprovençale.Pour faciliter la consultation, chaque clip est accompagné d’une transcription phonétique, d’une traduction littérale et d’informations supplémentaires (précisions sémantiques, renvois à d’autres cartes, renvois aux œuvres de référence).
    Les enquêtes ont été réalisées avec différentes équipes de collaboratrices et collaborateurs du Centre de dialectologie de l'Université de Neuchâtel, et plusieurs volées consécutives d’étudiants en dialectologie; elles se sont déroulées entre 1994 et 2001. Il s’agissait d’un travail de collectage d’urgence, car la majorité des témoins encore disponibles avait déjà plus de 60 ans au moment des enquêtes. À l’heure où nous écrivons ces lignes, une entreprise comparable serait déjà nettement plus difficile, voire impossible.
    Dans chaque point d’enquête, nous avons enregistré un témoin de chaque sexe, avec un questionnaire partiellement différencié. Une première partie du questionnaire s’adresse à l’ensemble des témoins. La partie plus spécifiquement «féminine» concerne le costume traditionnel, les activités ménagères, la cuisine, l’alimentation, le jardin potager, la famille; la partie «masculine» l’architecture et l’habitat, la vie à l’alpage, les animaux domestiques et sauvages, etc. Dans un seul point d’enquête (Vouvry), nous n’avons plus trouvé d’informatrice féminine.
  3. Réseau d’enquête. L’Atlas comprend 25 points d’enquête, qui couvrent l’ensemble de l’espace francoprovençal valaisan. Pour maintenir la possibilité de comparer nos résultats avec les travaux du début du XXe siècle (ALF, TPSR), nous avons privilégié dans la mesure du possible les localités communes. Pour l’intégration de notre enquête dans le réseau des atlas dialectologiques de la France voisine et de la Vallée d’Aoste et pour illustrer le degré de parenté entre les dialectes valaisans et les régions voisines, nous incluons en outre deux points d’enquête en Vallée d’Aoste et deux en Haute-Savoie.
  4. La consultation de l’Atlas. Chaque «page» de l’Atlas se compose de quatre éléments ou «fenêtres» interconnectés, offrant un accès multiple aux données.

    - fenêtre n°1 («carte») : elle contient la carte interprétée, cliquable: à chaque symbole graphique correspond un clip vidéo accompagné de sa transcription complète et d’une traduction littérale qui s’affichent dans la fenêtre n° 3. Dans le coin inférieur gauche de la carte se trouvent aussi les boutons de navigation (feuilleter les cartes de l’Atlas; retour à la table des matières).
  • Les cartes de l’atlas sont de trois types:
    1. cartes présentant les résultats d’un énoncé individuel pour tous les lieux d’enquête, comme dans l’exemple ci-dessus. Ces cartes se trouveront également dans la version imprimée.
    2. cartes synthétiques ou cumulatives, établies sur la base de plusieurs énoncés par lieu d’enquête, illustrant un même phénomène morphologique ou syntaxique. Ces cartes se trouveront elles aussi dans la version imprimée.
    3. cartes analytiques d’un niveau plus abstrait, présentant des données systémiques dépassant les énoncés individuels. Ces cartes ne se trouveront que dans la version imprimée.

- fenêtre n° 2 («tableau») : elle donne le titre de la page, un commentaire abrégé ou un tableau contenant la transcription phonétique de l’élément sur lequel porte l’intérêt de la page. Les mêmes éléments et un commentaire plus élaboré se trouvent dans la version imprimée. Chaque transcription du tableau est également cliquable et correspond à un clip vidéo qui s’affiche dans la fenêtre n° 3. Dans les cartes synthétiques, ce tableau contient souvent plusieurs réponses par témoin ; dans ce cas, chaque transcription est individuellement cliquable.

- fenêtre n° 3 («clip») : fenêtre d’affichage des clips vidéo individuels, avec les énoncés dialectaux transcrits et traduits. La reproduction commence automatiquement à l’ouverture de la fenêtre; elle peut être répétée à volonté.

- fenêtre n° 4 («liste») : la liste complète des énoncés qui ont servi à l’élaboration de la carte et du commentaire, dans l’ordre alphabétique des localités. Chaque énoncé est à son tour cliquable; le clip vidéo correspondant s’affiche dans la fenêtre n° 3. Lorsque c’est judicieux, l’élément soumis à l’analyse est surligné dans la couleur du symbole correspondant de la carte.

Les fenêtres n° 3 et 4 n’ont pas d’équivalent dans la version imprimée. La page imprimée ne saurait restituer l’image et le son, et l’impression des listes complètes des énoncés avec leur traduction, pour chaque carte, demanderait plusieurs centaines de pages de texte. La version informatisée, contenant la documentation audiovisuelle, et la version imprimée, comprenant de nombreuses analyses supplémentaires, ne remplissent donc pas les mêmes fonctions.

 
 

Réalisé avec le soutien de:

Fonds National Suisse de la recherche scientifique Loterie Romande Bureau régional pour l'ethnologie et la linguistique Médiathèque du Valais Université de Neuchâtel